En septembre, l’Unaf avait fait sa rentrée au Conseil supérieur de l’éducation
Le 17 septembre 2026, l’Unaf, représentée par Chantal Lardière, avait participé à la séance plénière de rentrée du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) en présence du ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray. A cette occasion, elle avait rappelé la place centrale de l’éducation dans les préoccupations des familles, et appelé à renforcer la confiance entre les parents et l’Ecole. A noter que cette réunion a eu lieu bien avant le déclenchement du mouvement des lycéens.
Face à une baisse démographique qui produit déjà des effets très concrets dans les territoires, l’Unaf a alerté sur le risque d’une approche strictement comptable et appelé à préserver les classes et les écoles, comme un signal positif envoyé en faveur de la réalisation du désir d’enfants qui reste élevé. Sans céder à la fatalité démographique, il s’agit de saisir l’opportunité de la situation pour redresser l’Ecole.
L’Unaf est évidemment revenue sur les résultats PISA, qui alertent à la fois sur le niveau scolaire, la progression des inégalités et la question de l’implication des parents dans la scolarité de leurs enfants. A cet effet, Chantal Lardière a rappelé que toutes les familles ne disposent pas du même rapport à l’école, de la même disponibilité et des mêmes ressources pour accompagner leurs enfants, notamment dans les apprentissages à la maison. Dans ce contexte, les devoirs à la maison peuvent constituer un facteur d’inégalités entre les élèves. L’Unaf invite donc à réinterroger leur place, d’autant plus à l’heure de l’IA, et à construire une véritable alliance éducative entre parents et école pour les soutenir au mieux dans l’accompagnement à la scolarité de leur enfant.
Enfin, l’Unaf a salué les initiatives du ministère de l’Éducation nationale visant à mieux informer les parents sur les programmes et les attentes scolaires, ainsi que la nouvelle charte parents-école. Elle réaffirme l’importance de faire des parents et de l’école des partenaires autour de l’intérêt de l’enfant et de la réussite de chaque élève.
Depuis, le gouvernement a dévoilé le PLF 2027 et un budget pour l’Education nationale, construit dans un contexte de contrainte budgétaire et de prédiction d’une forte baisse de la population scolaire. Le ministère prévoit la perte de 1,7 million d’élèves d’ici la rentrée 2035.
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