Intervention de l’Unaf au colloque du HCFEA : « Quelle enfance en France aujourd’hui »
Le Président de l'Unaf, Bernard Tranchand, a participé au colloque organisé par le conseil de l'enfance et de l'adolescence du HCFEA, dont l'Unaf est membre, sur le thème "Quelle enfance en France aujourd'hui". Il est intervenu lors de la première table ronde intitulée : "Partager, apprendre, expérimenter. L'enfant et ses éducations".
Le Président de l’Unaf, Bernard Tranchand, a participé au colloque organisé par le conseil de l’enfance et de l’adolescence du HCFEA, dont l’Unaf est membre, sur le thème « Quelle enfance en France aujourd’hui ». Il est intervenu lors de la première table ronde intitulée : « Partager, apprendre, expérimenter. L’enfant et ses éducations ». Lire en rappel le programme.
Egalité, lieux et temps de vie, relations, éducations, santé, culture, avenir : ce colloque qui a réuni tout au long de la journée des experts et intervenants de qualité autour de tables rondes, a été ouvert par Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’enfance. Puis, se sont succédé les prises de parole de Sylviane Giampino, Vice-présidente du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge et Présidente du Conseil de l’Enfance et de l’adolescence au HCFEA, de Laurence Rossignol, Sénatrice, ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, et d’Adrien Taquet, Président de l’Institut du Cerveau de l’Enfant, ancien secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles.
Ainsi, le Président de l’Unaf a rappelé la conviction que porte le réseau Unaf-Udaf depuis toujours : les parents sont les premiers éducateurs de leur enfant, et toute politique de l’enfance devrait commencer par une question : comment renforcer la confiance des parents plutôt que la fragiliser ?
Pour l’Unaf, il s’agit de redonner confiance aux parents dans un environnement saturé d’injonctions. Soutenir les parents, c’est reconnaître leur légitimité, leur liberté éducative, et les aider à retrouver une capacité d’action dans un environnement qui tend à les fragiliser.
Lorsque les parents sont soutenus, les enfants grandissent mieux. L’éducation de l’enfant doit reposer sur une alliance : celle de la famille, de l’école, des institutions et du tissu associatif. Mais cette alliance ne peut fonctionner que si les parents y trouvent leur place pleine et entière. L’Unaf défend une politique de soutien à la parentalité qui ne soit ni stigmatisante, ni segmentée, mais universelle, accessible et fondée sur la confiance plutôt que sur la conformité. Le réseau Unaf-Udaf promeut et met en œuvre des dispositifs qui traduisent cette ambition. L’éducation des enfants repose également sur une autre alliance, primaire, celle de la co-parentalité et de la place des pères. Cette dimension est présente dans nos différentes actions de soutien à la parentalité.
Faire de l’éducation un espace partagé, où les parents ne sont jamais marginalisés. Si la pluralité des éducations est une richesse, elle appelle une vigilance : ne doit conduire à une concurrence des légitimités. L’école, les collectivités, les professionnels de l’éducation ou du social jouent un rôle essentiel, mais leur action prend tout son sens lorsqu’elle s’articule avec celle des parents, dans un partenariat équilibré. L’Unaf plaide pour une alliance éducative réelle, qui ne marginalise jamais les familles et les associe pleinement. C’est pourquoi l’Unaf œuvre à créer des ponts entre ces différents mondes qui travaillent encore malheureusement trop en silo, pour permettre aux parents et à leurs enfants de bénéficier du meilleur accompagnement possible selon leurs besoins.