L’Unaf a participé au premier comité national des Evars (Espaces de la vie affective, relationnelle et sexuelle)
Le 21 mai 2025, l’Unaf a participé au premier comité national des EVARS (Espaces de la vie affective, relationnelle et sexuelle).
Le 21 mai 2025, l’Unaf a participé au premier comité national des EVARS (Espaces de la vie affective, relationnelle et sexuelle). C’est la première réunion sous ce format, qui réunit les associations têtes de réseau (Couples et Familles, le Planning familial) et les ministères impliqués dans le pilotage : service du droit des femmes de la DGCS, la DGESCO, et la DGS (avec santé publique France). L’Unaf, qui y était représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Ecole – Petite enfance – Jeunesse y siège en tant que tête du réseau des Udaf gérant des EVARS et en tant que représentante des familles.
La réunion a porté sur le programme (qui porte aussi le nom d’EVARS), adopté par le ministère de l’Education nationale, avec un focus sur les perspectives de mises en œuvre de ce programme.
Claire Bey de la DGESCO (cheffe du bureau de la santé et de l’action sociale) a présenté le programme d’éducation à la vie relationnelle affective et sexuelle, qui est devenu, de par la loi, une obligation et un droit.
« Moins de 15% des élèves bénéficient de ces séances. Un des freins provient du manque de formation des enseignants. Il y a aussi des problèmes de temps, quelque fois une opposition idéologique, un malaise de la part des enseignants. Il faudra mesurer la mise en œuvre de ce programme, et l’effectivité des séances ».
« Notre action prend appui sur la démarche globale de l’école promotrice de santé. Le programme rentre dans le cadre de l’acquisition des compétences psychologiques et sociales avec l’expérimentation des séances d’empathie »
Pour rappel, le 5 février 2025, le programme Evars a été publié. Le conseil supérieur de l’éducation, au sein duquel l’Unaf siège, a adopté le programme à l’unanimité ce qui est rare.
« Il y a une progressivité dans les apprentissages. Pour le primaire, on parle de EVAR sans le S, on affiche que la sexualité n’est pas abordée. En revanche, le programme Evars au collège et au lycée avance avec une progression par niveau, par âge, et non par cycle. Une circulaire qui détaille les démarches et les activités a été publiée ».
« Concernant les associations agréées complémentaires de l’enseignement public, elles doivent agir en complémentarité et non en substitution. La ministre a recommandé que les associations soient plutôt présentes dans le second degré. Il n’y aura donc pas d’association pour le primaire ».
L’Unaf a rappelé l’importance de bien informer en amont les familles, et les parents à chaque niveau, concernant les séances suivies par les élèves. Des livrets pour les parents vont être réalisés par la Dgesco. L’Unaf préconise que le contenu des séances soit abordé à l’occasion des réunions de parents organisées en début d’année.
Santé publique France (Pierre Ardwidson, Laetitia Gouffé-Benadiba) a évoqué quelques programmes qui ont été évalués (« As de cœur amitié amour et sexualité sans violence » pour les 13/25 ans » ; « Longue vie à l’amour pour les 13/15 ans »). Cet organisme signale qu’il existe beaucoup d’initiatives mais que les interventions peuvent être efficaces ou produire des effets secondaires. Il convient d’évaluer les programmes avant de les déployer. Un guide Unesco rassemble tous les programmes qui ont été évalués.
Le Planning familial a réalisé un livre blanc avec les parents. Il s’inquiète fortement concernant la place des associations lors des interventions dans les écoles, collèges, lycées. Les contraintes financières sont de plus en plus marquées.
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