Participation de l’Unaf à la délégation du collectif Alerte reçue par Jean-Pierre Farandou, Ministre du Travail et des Solidarités sur le projet d’Allocation Sociale Unique (ASU)
Le 8 décembre 2025, une délégation du collectif Alerte à laquelle a participé Guillemette Leneveu, Directrice Générale de l’Unaf, a pu échanger avec le Ministre du Travail et des Solidarités sur le projet de loi du gouvernement pour la mise en place de l’Allocation Sociale Unique qui a vocation à fusionner le RSA, la Prime d’Activité et les APL.
A la suite du communiqué de presse du collectif Alerte sur le projet gouvernemental du projet d’Allocation Sociale Unique, une délégation du collectif Alerte a été reçue par Jean-Pierre Farandou, Ministre du Travail et des Solidarités.
Participaient à cette délégation aux côtés de l’Unaf, représentée par Guillemette Leneveu, Directrice Générale, la présidente du collectif Alerte et des représentants d’Emmaus, du Secours Catholique, d’ATD Quart Monde et de l’Uniopss.
Pour rappel, le gouvernement a annoncé un projet de loi pour la mise en place de l’Allocation Sociale Unique (ASU) permettant de fusionner le RSA, la Prime d’Activité et les APL. Ce projet de loi fait suite à la mission flash réalisée par les deux députées Mmes Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons et indépendants) et Sandrine Runel (socialistes et apparentés) qui indiquait les objectifs de ce projet en matière de simplification, de lutte contre le non-recours et d’harmonisation.
Le Ministre a également indiqué que le gouvernement souhaitait que le travail reste incitatif par rapport aux aides sociales.
Pourtant, des travaux de l’OFCE ont montré que l’emploi est toujours plus rémunérateur que l’inactivité.
Dans les faits, le gouvernement n’entendrait pas revenir sur les critères spécifiques liés à l’octroi de ces aides et des exigences particulières ou sur les barèmes pratiqués pour déterminer le montant des prestations. Ce qui évoluerait serait le revenu de référence pris en compte à travers l’harmonisation de la base ressources prise en compte. Or, la base ressources des APL ne tient pas compte, aujourd’hui, des prestations familiales.
Dans ce contexte, les objectifs de la réforme et les données disponibles ne permettent pas de mesurer ex ante quels seraient les effets de ce projet de loi sur le pouvoir d’achat des familles avec enfants.
Dans le contexte actuel d’aggravation de la pauvreté infantile, l’Unaf s’oppose à toute mesure qui pourrait affecter le pouvoir d’achat des familles et s’associe pleinement aux demandes de garanties exprimées par le collectif Alerte.
Par ailleurs, l’Unaf rappelle que l’accès à l’emploi reste encore trop souvent conditionné à l’accès à un mode de garde à un prix accessible et appelle le gouvernement, en lien avec les collectivités territoriales, à accélérer la mise en œuvre du service public de la petite enfance.
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