L’Unaf consultée par Bercy pour la Stratégie interministérielle pour le pouvoir d’achat
Au cours de cet entretien, l’Unaf a présenté les différents domaines dans lesquels le Gouvernement pourrait intervenir pour améliorer le pouvoir d’achat des familles : politique familiale, fiscalité, tarification des services publics locaux, régulation des activités et des coûts pour « le prendre soin », évolution du droit des clientèles du secteur financier (banques et assurances) pour une tarification plus juste et responsable et enfin encadrement des prix pour 100 produits de qualité de l’alimentation.
Le 6 décembre 2025, l’Unaf, représentée par Morgane Lenain, administratrice, Guillemette Leneveu, Directrice Générale et Mariale Errieau, coordonnatrice du Pôle Economie, Consommation, Emploi, ont répondu à l’invitation du cabinet de Serge Papin, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, pour échanger sur les propositions de l’Unaf en faveur du pouvoir d’achat des familles. Ils ont été reçus par Sabine Hammond et Ivan Salin en charge du pouvoir d’achat et des pratiques commerciales.
Projet de loi Pouvoir d’achat, mesures dans des propositions de loi ? A ce stade, le Gouvernement a indiqué, dans le contexte politique actuel, ne pas avoir de calendrier précis mais souhaiter porter une stratégie interministérielle pour le pouvoir d’achat.
En préambule, l’Unaf a indiqué que cette consultation intervenait dans un contexte inédit avec la crise démographique, l’amenuisement de notre modèle de protection sociale et les menaces qui pèsent sur son financement.
Pour l’Unaf, le constat est clair : avec l’augmentation du poids des dépenses contraintes, faire le choix d’avoir des enfants aujourd’hui c’est prendre le risque de s’appauvrir.
L’Unaf a donc appelé à des mesures et propositions pour renforcer le pouvoir d’achat des familles dans les domaines de :
- La relance de la politique familiale, pour qu’elle soit plus inclusive et universelle (prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire), la fin des mesures qui attaquent directement le pouvoir d’achat des familles (réforme du CMG, décalage de la majoration d’âge), enfin, l’indexation des prestations sur l’inflation ;
- La fiscalité afin que le système socio fiscal tienne davantage compte de la charge d’enfant (limiter la fiscalité indirecte sur la consommation qui taxe plus durement les familles avec enfants), relever le plafond du quotient familial pour l’impôt sur le revenu ;
- La tarification des services publics locaux qui doit être très progressive, en tenant systématiquement compte des revenus et de la composition familiale y compris pour l’eau ou le ramassage des déchets. Par ailleurs, l’Etat devra donner plus de visibilité aux élus locaux pour aider à la mise en place d’une tarification sociale pour la restauration scolaire en milieu rural ;
- Une alerte sur le coût des prestations des acteurs du secteur privé lucratif du « prendre soin », crèches et EPHAD, grands consommateurs d’aides publiques et le souhait que l’Etat régule ces deux secteurs après la parution de travaux et enquêtes ayant déjà pointé les effets de leur modèle économique sur la qualité de services rendue aux usagers ;
- Des régulations attendues par l’Unaf de Bercy pour faire évoluer le droit des clientèles du secteur financier (banques et assurances) pour une tarification plus juste et responsable des services bancaires ou des produits d’assurance dont le taux de redistribution aux assurés est faible ;
- L’Unaf a également manifesté son soutien à la demande de Foodwatch, Familles rurales et le Secours Catholique afin que 100 produits recommandés par le Programme National Nutrition Santé puissent être vendus à prix coutants par les distributeurs alimentaires.
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