Représentation CAF

Point d’étape : la réforme de la solidarité à la source

La solidarité à la source est déployée par étapes successives. Après une première expérimentation à blanc, 5 CAF testeront le dispositif en réel cet automne.

Qu’est-ce que la solidarité à la source ?

Il s’agit de récupérer les ressources des allocataires via le « Dispositif de Ressources Mensuelles » (DRM) pour un préremplissage automatique des ressources. Il va être déployé d’ici 2025 pour les
bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité (PPA).

Chiffres-clés de la solidarité à la source : 6,25 millions d'allocataires, 20 milliards d'euros de de prestations versées, 40 % des indus en volumes financiers

Ainsi, les objectifs de la réforme de la solidarité à la source sont de :

Le calendrier de mise en œuvre


Entre 2022 et 2023, 10 Caf ont expérimenté « à blanc » la solidarité à la source. Aucun changement pour les allocataires qui continuaient de renseigner leur déclaration de ressource et la Caf comparait ces informations avec le cas où elle aurait utilisé le DRM.

À partir d’octobre 2024, 5 Caf déploieront en réel l’expérimentation de la solidarité à la source.

La généralisation du dispositif pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité à toutes les Caf et MSA aura lieu dès mars 2025.

Quels sont les changements introduits par la solidarité à la source ?

L’expérimentation à blanc a révélé que 25 % des allocataires en 2022 ne remplissent pas leur déclaration trimestrielle de ressources (DTR). Or, parmi eux, 29 % auraient pu avoir un droit ouvert.

Elle a également permis de mettre en place des aménagements afin de répondre aux objectifs de cette réforme :

  1. La période de référence des ressources, initialement comprise entre le mois précédent la déclaration, M-1, et M-3, sera décalée à M-4/M-2, pour une meilleure fiabilité.
  2. Le Montant Net Social (MNS) a été instauré et apparait sur la fiche de paie, afin de faciliter la compréhension des ressources prises en comptes pour le calcul des droits.
  3. L’instauration d’un « parcours de signalement sans couture » pour l’allocataire, afin de lui permettre de faire des correctifs si besoin.